Ces projets transversaux, hybrides, nécessitent un accompagnement professionnel et financier afin de leur permettre de faire la culture autrement, croiser les publics, mais aussi les artistes, y compris émergents. « L’idée, poursuit Anne Boyer, est d’accompagner, à chaque endroit, la capacité créative de chaque territoire. »
Et plus encore, être un lieu CAM, c’est donner l’envie de choisir des modes de vie plus sobres et durables, qui préservent nos ressources naturelles et diminuent nos émissions de carbone : semer, planter, observer et se réapproprier les espaces naturels, modifier notre alimentation, réduire nos déplacements et ceux des produits que nous échangeons, choisir des mobilités douces, redonner une deuxième ou une troisième vie à des objets ou des biens, organiser notre vie de façon plus responsable. De prendre soin de ce qui est autour de nous.
Être un lieu CAM, c’est renouer avec le vivant en développant l’observation de la nature, en éveillant la curiosité et en sensibilisant le plus grand nombre aux sciences et techniques éthiques.
L’éclosion et la multiplication des éco-lieux culturels CAM sont tout cela à la fois. Tout en répondant à l’impératif de démocratie culturelle exprimé par les habitants et acteurs culturels, ils sont des leviers pour la fabrique de territoires dynamiques engagés dans une démarche de bifurcation écologique et de justice sociale intégrée à des projets culturels et artistiques.
Au sein du Conseil départemental, une mission « coopération innovation culturelle » a été créée afin de détecter les lieux qui innovent en matière d'actions de proximité et qui défendent l’idée que la culture est faite pour tous. L’obtention du label leur permettra ainsi de bénéficier d’un accompagnement financier, à hauteur de 10 000 euros maximum par structure, pour réaliser des travaux d’investissement favorisant leurs activités d’accueil, culturelles et artistiques dans un souci permanent de maitriser leurs impacts environnementaux.